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Sauvons-la
Aujourd'hui je vous laisse en compagnie de Stéphanie qui me fait l'honneur de se présenter et de laisser aller ses mots au rythme de son coeur. Voici son inspiration, accompagnée de ses photos de "Mellieha bay" et "Paradise bay" au Nord-Ouest de Malte.
Je vous laisse découvrir...
Je m’appelle Stéphanie. J’ai 24 ans.
J’ai toujours été une personne effacée et sobre. Rester dans l’ombre ne me dérange pas. Mais, pour « Pochtron », j’ai décidé de franchir un pas et laisser mes mots parler pour moi. J’espère ainsi faire découvrir une facette de ma personnalité et la façon dont je vois la nature : simple mais pourtant si belle…
Je m'inspire beaucoup de la nature lorsque j’écris. J’essaie de trouver l'harmonie en et avec elle et c’est pour cela je reste à l'écoute de ceux qui m'entourent. C’est ma façon de les respecter : être là pour eux à tout moment.
Je ne peux passer à côté d’un paysage sans l’admirer sous toutes ses facettes. Je pense que la nature nous a donné quelque chose de précieux et qu’il faut la préserver. J’espère que mes enfants et mes petits-enfants auront, tout comme moi, la chance d’admirer, de contempler tout ce qu’il y a autour de nous. Si chacun de nous prenait quelques minutes pour respecter ce qu’on nous offre, je pense que le monde s’en porterait bien mieux.
Je remercie « Pochtron » de me donner l’occasion de m’exprimer.
Sauvons-la.
Je suis absorbée par la contemplation de ce paysage qui se perd sous mes yeux. Le soleil, haut dans le ciel, éclaire de nouveau l’aube. La cime des arbres et des collines scintillent. La nature semble fusionner. Mais, quelque chose paraît déchirer cette étrange lumière.
De lourds nuages s’amoncèlent dans le ciel. L’air est de plus en plus pesant. Cette lourdeur annonce un orage imminent. Des éclairs tournoient et frappent le silence. J’entends s’élever tout autour de moi des plaintes, stridentes. Elle s’élèvent sur différents tons. Tout est si étrange, si effrayant qu’une peur m’envahit.
Les eaux se déchaînent et s’élèvent, recouvrant peu à peu les terres. Les moindres mouvements des flots frappent le continent espérant se frayer un chemin. Le ciel s’obscurcit. De lourds nuages masquent le soleil et nous enveloppent d’une sinistre obscurité. Les éclairs brisent cette obscurité de lueur rouge et argentée. Autant de nuances qui hurlent la peine de la nature. Le vent souffle, se soulève en de larges et épaisses tornades. Elles avancent au-dessus des mers, des terres dans un éclat vif soulignant leurs colères. Le terrain s’effrite sous mes pieds. Des pans entiers de collines s’effondrent sous la puissance des vents.
Les effets de nos vies détruisent. Je frémis sous le spectacle de ce désastre. Des ombres et des chimères maudissent un paysage magnifique qui s’efface peu à peu sous mes yeux. Je crains l’épouvantable. Je contemple ce noble héritage, baigné de chaude lumière, de douces collines, de profondes vallées et de pures marées. Une beauté simple qui m’apaise. Une nature douce qui me réconforte.
Un mouvement, une inattention usée par des intempéries, ôte à la nature cette apparence de béatitude. L’Homme, je le reconnais, est intéressé et passionné. Mais, force est de constater, qu’il peut être aussi si distrait qu’il en néglige de telles beautés.
Commentaire
03/09/2009 par Wyart Aurore
Quel texte magnifique!! Bravo Stéphanie!